FÊTE DES CORNARDS

 

 

Depuis le XVIIe siècle, Fontaine-le-Comte vouait un culte profond au saint martyr, depuis très exactement qu’un laboureur avait découvert en bordure de son champ une statue en bois de Saint-Sébastien.

 

Il raconta que ses bœufs refusaient de suivre la ligne quand ils passaient près d’une certaine friche ; qu’intrigué, il finit par les laisser prendre la direction qu’ils souhaitaient et qu’il eut la surprise de déterrer cette statue.

 

Saint-Sébastien. Fontaine le ComteDans une autre version évoquée dans “La Vienne mythologique et légendaire”, le merveilleux ouvrage de Messieurs Mineau et Racinoux (Librairie ancienne Brissaud), un bœuf se nourrissait exclusivement d’un épineux apparemment incomestible et engraissait parfaitement. Son propriétaire s’en vint jeter un œil et tomba sur la statue. 

 

Peu importe finalement la version, l’essentiel est qu’on vit là le signe du désir de Saint-Sébastien de protéger les bêtes à cornes.

 

La statue trouva rapidement place dans l’église. On décide qu’une procession aurait lieu chaque année à la Saint-Sébastien, le 20 janvier. On y bénirait les bœufs et plus généralement les bêtes à cornes. Cet événement, dit Fête des cornards, eut lieu jusqu’au milieu du XIXème siècle.

 

Source : Capitale, Juin 2004, p.09

 


 

 

 Une fête des Cornards réussie !

 

*****

 

 

POURQUOI LE COCU PORTE-T-IL DES CORNES ?
 
La raison est toute simple: c'est à cause des Grecs!
 

Car le cocu n'a aucune raison personnelle de porter des cornes. En effet, les cornes sont avant tout symbole de puissance, de combativité et de force d'esprit ... ce qui est très loin de ce que peut ressentir celui qui s'en voit pousser !

Roger Huissoud (Photo A. Laroche)

Les cornes sont également symbole de majesté, celle de la Grande Terre mère dans toute sa force vitale. Or, si l'on peut dire que le cocu est roi, c'est souvent d'un type très particulier de majesté dont il s'agit ... et il n'y a pas de quoi s'en vanter !

Enfin, la corne est un incontournable symbole phallique. Il n'y a donc pas de raison, à priori, d'affubler celui dont la femme cherche ailleurs l'encornement d'un tel symbole viril.

Quoique ... Si l'on observe l'ouverture entre les cornes, celaCorinne Pignoux (Photo A. Laroche) peut ressembler à une sorte de réceptacle voire, n'ayons pas peur des mots, d'une croupe. Ainsi donc le cocu supporterait entre ses cornes ... la croupe de sa femme. Et c'est donc bien d'elle qu'il s'agit, sa femme, et ... des Grecs !

Car les Grecs étaient de fins observateurs et ils avaient associé la femme légère à la chèvre. La chèvre et son goût immodéré pour la liberté. Toujours à caracoler, à sautiller de ci, de là, à se dandiner. La chèvre aux yeux ourlés de noir, au regard fatal et à l'odeur ... musquée. La chèvre aux pattes galbées, avec ses petits sabots luisants et son caractère impétueux.

 

Ah mes amis !!! Combien dans nos campagnes, combien Oumar Baro (Photo A. Laroche)parmi nos légions ont succombé (bien malgré eux ?) aux attraits diaboliques de cette tentatrice ? Souvenez-vous: la chèvre de ce bon monsieur Seguin, qui avait une vie si paisible avec cet homme simple qui l'aimait, la chérissait et lui était si attaché. Elle, l'ingrate, ne pensait qu'à une chose, voir le loup ! Comme ses copines.

Et la bique et ses 7 chevreaux ? Est-ce qu'une mère de famille honorable enfermerait chez elle ses 7 enfants pour aller se trémousser au bois ?
Enfin, et pour ceux qui auraient encore des doutes, qu'ils se demandent déjà d'où vient le mot caprice !!!
 
Et c'est ainsi que les Grecs, fins théoriciens et grands Frédéric Garcia (Photo A. Laroche)penseurs reconnus, ont eu l'idée de donner au mari d'une femme chèvre le nom de bouc ... avec les cornes.
C'est là toute la tragédie du cocu, lequel mot de "tragédie" qui signifie littéralement "chant du bouc". Le chant du bouc qui évoque les litanies funestes que se ressasse, interminablement, l'homme trompé. Mais qui évoque aussi les chants orgiaques qui accompagnaient le sacrifice du bouc lors des fêtes en l'honneur de Dyonisos, le dieu du vin et des ... plaisirs.
 
Au fil des temps, voilà le moyen-âge, et notre bouc qui devient symbole de luxure, de débordement sexuel puant, attirant à la fois le Diable dieu du sexe monture des sorcières, et l'homme dont l'érection perpétuelle déshonore la barbe de sagesse.
 
Michel Pratt (Photo A. Laroche)Pour le cocu, que reste-t-il ? LES CORNES !!!
Mais penchons nous un peu sur ce terme de cocu. Il vient bien d'un mot grec signifiant coucou. Le coucou étant, je vous le rappelle, l'oiseau que l'on retrouve toujours dans le nid d'un autre. Et bien sûr, se terme définit l'amant et non le mari trompé.
Au fil du temps, et c'est peut-être là sa force, voilà que notre cocu, que l'on croyait lésé, trahi et humilié, usurpe l'identité de l'amant tout en arborant l'emblème de la puissance virile et sulfureuse.

Alors, je crois que, sans complexe, le cocu d'aujourd'hui peut dire aux Grecs d'aller se faire ... encorner. Car malgré un mauvais départ dans la vie, le cocu a de beaux jours devant lui !!!

 

Corinne PIGNOUX
Fête des Cornards
24/01/2009
Fontaine-le-Comte  

 

Découvrez la fête des cornards du samedi 24 janvier 2009 en images sur le logis du Conte : ICI 

 

Samedi 24 janvier 2009 à 20h30

Fête des cornards (photos A. Laroche) 

Avec : Corinne Pignoux, Oumar Baro, Solange Meunier, Roger Huissoud, Michel Pratt et Frédéric Garcia.

"Villa Fontanella" vous invite à fêter la St Sébastien en compagnie de
5 conteurs et d'1 musicien. Cette tradition fontenoise sera l'occasion
pour tous d'entendre Corinne Pignoux, Oumar Baro, Roger Huissoud,
Solange Meunier et Frédéric Garcia. Cinq conteurs accompagnés par les
accords de Michel Prat.

Tarifs: Adultes 8 €; Réduit et Enfant moins de 12 ans :  4€.

Réservation conseillée au 06 42 76 32 89 ou 05 49 62 67 0

                                                                    

Samedi 20  janvier 2008 à 20h30

 

"Cabaret Contes"

Avec : Corinne Pignoux, Solange Meunier, Roger Huissouds...

Organisé par VILLA FONTANELLA

A près trois siècles d’interruption Fontaine le Conte réhabilite sa "Fête des Cornards"...

Si vous avez la goule qui vous démange,  la « gratte » qui se dilate, l’oreille qui se dévisse, venez donc partager un « bœuf » autour de la parole pour cette première édition de la fête des bêtes à cornes.

Entrée 5 euros Tarifs réduits 3 euro* Gratuit pour les absents
*enfants, étudiants, chômeurs, conteurs,SDF, intermittents, conscrits, sans papiers, conducteurs de bœufs,cagouilles, démons et ratons laveurs.

 

 

 

 

 

      



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